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Dans les replis d ’un vallon, une chapelle de cimetière : Grézas.

Pourquoi ce nom de Grézas ? En occitan, grès signifie terrain graveleux. Effectivement, les terrains sont caillouteux. Bâtie vraisemblablement au XII ième siècle, elle scrute la vallée de l ’Aratz en amont du village de Saint-Antoine et en aval, jusqu’aux limites des communes de Saint-Cirice et de Saint-Loup.

« Je suis petite, seule, presque abandonnée mais non désaffectée. Ce n ’est plus l ’époque où j ’étais une paroisse à part entière, plus tard une commune avec sa municipalité. J ’ai bravé les siècles et de temps en temps, on s ’intéresse à moi. » Un office par an, une sépulture de temps en temps, plus rarement un baptême ou un mariage...

Un magnifique olivier, planté près de la porte d ’entrée, pousse, vivace depuis combien d ’années, qui pourra le dire ? Si l ’on en croit la légende, un prêtre aurait ramené cet olivier de Jérusalem et l ’aurait planté, en ce lieu, comme un symbole de paix.

Quelques cinquante mètres avant la chapelle, une maison laissée à l ’abandon, est l ’ancien presbytère.

A la croisée des chemins, face à l ’église, une croix en fer montée sur un socle en pierre. Quelques acacias poussent autour. Lilas, iris, rosiers y fleurissent tout l ’été.

 

 

 

   

 

 

 

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Histoire

Batie au XIIième siècle, à l’époque romane, l’église de Grézas, dédiée à St Orens, est alors paroisse à part entière et ce, jusqu’au XVIième siècle.

A cette époque, elle devient annexe de Mansonville jusqu’à la Révolution.

En 1642, Demoiselle Jeanne Dufour de la seigneurie de Pellefigue fait un legs de la moitié de ses biens immobiliers afin que leur revenu soit employé à perpétuité à la célébration des messes de Grézas.

A la révolution, la paroisse reprend son indépendance et est érigée en commune.

En 1821, la commune est supprimée mais Grézas reste paroisse. Le partage du territoire a lieu entre les trois communes de Mansonville, Auvillar, Bardigues. Les deux premières se partagent la majorité sensiblement à parts égales, une toute petite parcelle revient à Bardigues.

Grézas se trouve cependant sur la commune de Mansonville.

 
       

 

 

 

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Les ruines Gallo-Romaines

Dans les premiers siècles, les envahisseurs romains arrivent dans nos régions en remontant le cours de la Garonne et s’installent tout le long du fleuve et de ses affluents.

Suivant l’importance du lieu, ces peuplades construisent des villas, des temples, des thermes,  fortement influencés par l’habitat autochtone. Ainsi se développe l’habitat gallo-romain.

Dans nos campagnes, les sites gallo-romains se développent à proximité des plus petits affluents de la Garonne. C’est en particulier le cas de la rivière Arratz.

D’après Catherine Petit *, le Grézas aurait été un lieu de culte où les paysans trouvaient autrefois des fragments de céramiques, d’amphores, des pièces de monnaie.

A proximité se trouve, toujours sur la commune de Mansonville, le site de Roque-Toupie beaucoup plus important.

Ces quelques éléments, retraçant la présence d’un habitat gallo-romain, pourraient expliquer la construction d’une église en ce lieu dès le début du deuxième millénaire.

*Catherine Petit- La prospection archéologique dans la vallée de l’Arratz-1989-Revue Aquitania-tome VII


 
       

 

 

 

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Le Cimetière Mérovingien

Les peuplades gallo-romaines ont subi les invasions barbares. Les vandales, les wisigoths, ont traversé nos régions. Des combats sont livrés dans les zones d’habitation et en particulier dans les sites gallo-romains occupés par les populations indigènes.

Au Vième sciècle, les troupes de Clovis traversent nos régions. Qui est le vainqueur, qui est le vaincu, nul ne peut le dire.

En juillet 1864, l ’abbé Pottier fait des découvertes intéressantes et notamment une vingtaine de squelettes disposés autour de l’Eglise dans des sillons creusés à même le sol. Regardant l’orient, les bras allongés le long du corps, en une position caractéristique de l’inhumation des francs.

Quelques années plus tard, l’abbé Carrière précise que les principaux objets révélés par les fouilles sont :   
    - des fragments de lame de couteau
    - deux grands couteaux
    - des boucles et des plaques de ceinturon

Ces objets se trouvent actuellement au musée Ingres de Montauban

 

 
     
       
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